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Mondes en formation
Worlds in formation

En prolongement de la série "Tableaux des errances".Mondes en formation est une installation se présentant comme un dispositif d'image projetée. 

As an extension of the series "Tableaux des errances".Mondes en formation is an installation presented as a projected image device.

Mondes en formation, 2022 - Image projetée
Mondes en formation, 2022
Mondes en formation, 2022

Mondes en formation, 2023
Installation pour image projetée
Festival International Traverse, Toulouse

Dans Mondes en formation, des paysages, dessinés dans la continuité de photographies, provoquent une oscillation perpétuelle dans la perception des objets photographiés, ainsi perçus simultanément comme outils de construction et comme mondes possibles.


L’image, projetée sur un panneau de bois, interfère avec la matérialité de ce support puisque les lignes formées par les veinures du bois interagissent avec celles de l’image de sorte qu’un trouble s’immisce dans notre perception. La seconde image, dans le caisson et visible sur l’écran d’ordinateur à travers la percée, s’avère une variante de la matérialité écranique du support et du rapport d’échelle. Écho à la lanterne magique et à la camera obscura, le dispositif se réfère aux origines des techniques de reproductibilité et de perception de l’image.

Mondes en formation est le fruit d’une réflexion sur la nature de l’image perçue, comme croisement entre fixité et mouvement. Passant d’une image à l’autre, par le jeu d’échelles découlant du dispositif, entre distance et proximité, l’espace perçu devient aussi espace vécu et réfléchi. Ainsi, par la contemplation, entre l’infini et la finitude, l’espace intime et l’espace-monde, l’œuvre s’intéresse à la notion de représentation et à ses modalités de perception, ainsi qu’à notre manière de voir mais aussi celle d’habiter le paysage, d’investir le monde et la nature.

 

À travers ce dispositif, l’image devient une expérience du regard, un voyage immobile. Par la variabilité d’une image travaillée à la fois par ses modes de construction, de présentation et de réception, le dispositif renvoie à la relativité anachronique de nos manières de nous représenter le monde.

In Mondes en formation, landscapes, drawn in the continuity of photographs, provoke a perpetual oscillation in the perception of the photographed objects, thus perceived simultaneously as construction tools and as possible worlds.

 

The image, projected on a wooden panel, interferes with the materiality of this support since the lines formed by the grain of the wood interact with those of the image so that a disorder interferes in our perception. The second image, in the box and visible on the computer screen through the breakthrough, turns out to be a variant of the screen materiality of the support and the scale ratio. Echoing the magic lantern and the camera obscura, the device refers to the origins of reproducibility and image perception techniques.

 

Mondes en formation is the result of a reflection on the nature of the perceived image, as a cross between fixity and movement. Passing from one image to another, through the interplay of scales resulting from the device, between distance and proximity, the perceived space also becomes a lived and reflected space. Thus, through contemplation, between infinity and finitude, intimate space and world-space, the work is interested in the notion of representation and its methods of perception, as well as in our way of to see but also to inhabit the landscape, to invest the world and nature.

 

Through this device, the image becomes an experience of the gaze, a motionless journey. By the variability of an image worked at the same time by its modes of construction, presentation and reception, the device refers to the anachronistic relativity of our ways of representing the world to us.

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